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L'Europe va soutenir Eniac, un programme de 3 milliards d'euros dédié à la microélectronique

La Commission européenne vient de proposer le lancement d'une initiative technologique conjointe (JTI ou ITC en français), baptisée Eniac,...
Jacques Marouani, ElectroniqueS, le 22/6/2007 à 14h17

La Commission européenne vient de proposer le lancement d'une initiative technologique conjointe (JTI ou ITC en français), baptisée Eniac, et dédiée à la micro- et la nanoélectronique. Il devrait en résulter un programme de R&D européen, basé sur un partenariat public-privé, doté de 3 milliards d'euros provenant de l'industrie, des Etats membres et de la Commission, sur la période 2008-2013. L'ambition d'Eniac est de ''créer une recherche en nanoélectronique performante et un secteur manufacturier fort en Europe'' dans ce domaine.

L'initiative Eniac sera mise en œuvre via une entreprise commune qui sera établie par un règlement du Conseil européen en vertu du droit communautaire au cours de cette année. L'entreprise commune devrait démarrer ses activités au début de 2008. Entre 2008 et 2013, 60% des 3 milliards d'euros de fonds prévus pour la recherche en nanoélectronique proviendront de l'industrie, le reste étant à la charge de la Commission, des Etats membres et des pays associés, tous partenaires de l'entreprise commune. Chaque euro investi par l'Union européenne devrait se traduire par 7 ou 8 euros consacrés à la recherche, affirme la Commission.

Les partenaires industriels seront représentés par l'Aeneas, une association industrielle sans but lucratif. Celle-ci sera ouverte aux grandes entreprises ainsi qu'aux PME, aux instituts de recherche, aux universités et aux associations actives dans la nanoélectronique.

Eniac s'inscrit dans le prolongement du lancement en mai dernier d'une des premières ITC, Artemis, consacrée à la recherche sur les systèmes embarqués. Des complémentarités devront également être trouvées avec le successeur de Medea+ qui verra le jour à partir de 2008 et qui sera présenté en octobre prochain. Ce dernier devrait obtenir au moins la même dotation que celle de Medea+, à savoir 4 milliards d'euros sur 8 ans.