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Dernière mise à jour le 21 juillet

NOUVEAU PRODUIT

INTERVIEW EXCLUSIVE

Christian Estrosi, ministre délégué à l'Industrie : ''Un appel à projets va être lancé cet été en semiconducteurs''

Un plan d'actions portant notamment sur des "programmes de R&D ambitieux" sur les sites de production français de micro- et nanoélectronique va être lancé. La contribution publique "devrait se compter en plusieurs centaines de millions d'euros, dont la majorité sera issue de l’emprunt national", nous a précisé Christian Estrosi.

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EMPLOI

DOSSIERS / Grandes écoles et industrie : un mariage de raison

Les formations en alternance ont le vent en poupe

Jacques Marouani, Electronique International, le 24/4/2008 à 0h00

Les cycles de formation par l'apprentissage (ou formations en alternance) sont de plus en plus nombreux dans les écoles d'ingénieurs. Une filière sur les systèmes électroniques pour les transports a ainsi été créée à l'Esiee en partenariat avec les entreprises (constructeurs automobile, équipementiers, fondeurs, sociétés de transports, laboratoires) et conduira à l'acquisition de compétences en électronique embarquée, développement de logiciels et sûreté de fonctionnement. « Vingt-quatre places seront allouées en septembre à cette nouvelle formation en alternance accessible au niveau BTS ou DUT, et qui conduira au même diplôme que celui obtenu par les étudiants à plein-temps », précise Patrick Durand, directeur des études de l'Esiee. L'argument numéro un pour les étudiants, c'est la possibilité que leurs études soient prises en charge par une entreprise par le biais de la taxe d'apprentissage, et d'avoir une formation très pratique qui leur permettra d'être opérationnels immédiatement. Les entreprises en sont également très friandes, car elles peuvent affecter un apprenti ingénieur sur un même projet durant trois ans, alors qu'avec les stages de fin d'études, le projet est mené en pointillé par des étudiants différents. « Ainsi, l'étudiant apprenti peut aller jusqu'au bout de son projet et être recruté sur des bases concrètes », explique Sandrine Egry, responsable des relations avec les entreprises à l'ECE (École centrale d'électronique).

Fort ancrage dans le monde professionnel

Autres exemples de formations en alternance : celles proposées par l'ISEP (Institut supérieur d'électronique de Paris) qui est sur ce créneau depuis de nombreuses années. Très axée sur les formations « professionnalisantes », cette école se distingue par le nombre important d'heures de cours qui sont dispensées par des enseignants qui proviennent du monde de l'entreprise. Il dépasse 40 % du nombre total d'heures de cours global. L'ISEP a constitué un comité de perfectionnement composé d'industriels. Dès la rentrée prochaine, l'école proposera plusieurs formations qui préparent à l'exercice d'un métier spécifique dans le domaine des technologies de l'information, notamment concernant la protection des données à caractère personnel. Ces formations, baptisées Badge (Bilan d'aptitude délivré par les grandes écoles), offrent la possibilité à des salariés de niveau Bac + 2, voire Bac, de valider et de consolider leur expérience professionnelle. Via la capitalisation de deux « Badge », un salarié peut accéder à certains mastères qui sont normalement réservés à des titulaires d'un diplôme de niveau Bac + 5. La particularité de ces formations est leur fort ancrage dans le monde professionnel. Supélec se mettra à la formation par l'apprentissage à partir de la rentrée prochaine, car « il existe une forte demande des entreprises en ce sens », reconnaît Olivier Friedel, directeur des études de l'école. Une vingtaine d'élèves seront concernés et suivront 600 heures d'enseignement à Supélec et le reste en entreprise. « Les élèves qui suivront cette formation passeront les mêmes examens que les autres et nous leur demanderons donc d'acquérir les mêmes connaissances que ceux de la filière de formation initiale. Je suis persuadé, qu'à terme, cette formation par l'apprentissage sera considérée comme la voie royale », conclut Olivier Friedel.