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Dernière mise à jour le 06 septembre

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INTERVIEW EXCLUSIVE

Jean-Philippe Dauvin, chef économiste du cabinet Décision : ''La reprise économique va être forte en électronique''

Nous pouvons tabler, cette année, sur une croissance de 10 % à 12 % pour l’électronique dans son ensemble, et sur plus de 6 % en moyenne annuelle à l’horizon 2013, estime Jean-Philippe Dauvin.

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EMPLOI

DOSSIERS / M2M : un marche diffus en pleine ebullition

Les frontières entre les différents acteurs sont encore fluctuantes

Pierrick Arlot, Electronique International Hebdo, le 26/3/2009 à 0h00
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M2M, voilà bien un acronyme sur lequel le secteur de l'électronique, dans son ensemble, place beaucoup d'espoirs depuis deux ou trois ans. Un acronyme censé rassembler, sous un seul vocable, toutes les applications de communication dites « de machine à machine », c'est-à-dire toutes les applications où des équipements, installés quelque part dans la nature, dans des entreprises, dans des usines ou chez les particuliers, peuvent communiquer de façon autonome avec un système d'information distant. Mais si, aujourd'hui, le M2M est devenu un sujet « à la mode », c'est que le champ des applications visées s'est considérablement élargi en l'espace de quelques années. Et ce, pour une simple et bonne raison. « Le coût de l'intégration d'une interface GSM/GPRS/ Edge est devenu tellement économique qu'il est désormais possible de rendre n'importe quel produit ou équipement communicant », explique Simon Chignard, directeur marketing de la société bretonne Kerlink, spécialiste des solutions M2M pour les secteurs des transports publics et du transport de marchandises. « Le coût abordable des modules GSM, la couverture quasi complète du territoire par des réseaux 2G/2,5G et l'absence de problèmes liés aux câblages favorisent le recours aux liaisons sans fil dans les applications M2M », renchérit Stefan Gonnet, directeur marketing de la firme bordelaise eDevice, fournisseur de boîtiers M2M sur les marchés du médical, de la télémétrie et de la sécurité.

La course au tout IP est lancée

Enfin, d'un point de vue technologique, la tendance dans les applications M2M, comme dans tous les domaines où la communication en réseau est primordiale, est à l'adoption massive du protocole IP. Néanmoins, l'intégration d'une pile IP n'est pas toujours possible pour des raisons de consommation d'énergie, de ressources systèmes et de coût. C'est tout particulièrement le cas au niveau des réseaux de capteurs sans fil qui, dans certaines applications M2M (la télérelève de compteurs par exemple), sont reliés à une passerelle elle-même connectée à un réseau mobile. « La radio courte portée est un secteur où la normalisation manque encore », remarque ainsi Stefan Gonnet. Plusieurs initiatives industrielles tentent aujourd'hui de mettre un terme à cet état de fait, notamment au sein d'instances de normalisation telles que l'IEEE ou l'IETF. Ce dernier organisme est à l'origine du projet 6LoWPAN qui a réussi à adapter le protocole IPv6 aux communications radio compatibles IEEE 802.15.4 entre nœuds à très faible consommation et aux ressources limitées. Un projet qui a, de plus, recueilli le soutien de l'alliance Ipso (IP for Smart Objects). Mis sur pied en septembre 2008 par une trentaine de sociétés (dont Atmel, Cisco, EDF R&D, Emerson, Freescale, SAP et Sun), ce consortium s'est donné comme tâche de promouvoir l'usage du protocole IPv6 (et de sa déclinaison « allégée » 6LoWPAN) dans les réseaux d'objets communicants (voir EI n° 675).

De leur côté, les industriels n'hésitent pas à proposer de nouvelles idées, à l'instar du californien Arch Rock qui, avec le protocole CAP, tente de mixer astucieusement le protocole IP aux profils ZigBee (voir EI n° 678), ou de Wavecom qui, fin 2008, a dévoilé une technologie baptisée RIPlink (Remote IP Link) (voir EI n° 680). La technologie élaborée par le Français a vocation à simplifier la connexion aux réseaux IP, d'applications M2M tournant sur des équipements non IP. Afin que la communauté M2M puisse bénéficier de sa technologie, la firme française, récemment acquise par le canadien Sierra Wireless, en a rendu les spécifications publiques. Elles sont accessibles sur le site www.riplink.org.

L'ETSI s'attaque à la définition de normes pour le marché M2M

Les 26 et 27 janvier derniers s'est tenue à Sophia-Antipolis la première réunion officielle du comité technique M2M de l'Etsi. Créé pour développer des normes applicables au marché des communications de machine à machine, ce comité doit servir de plate-forme d'échange de propositions et de développement d'une approche coordonnée en matière de normalisation des technologies M2M, technologies sur lesquelles plusieurs organismes de standardisation ont leur mot à dire.
L'enjeu est énorme, puisque l'Etsi estime que ce sont plus de 50 milliards d'équipements de tout type qui pourraient être « connectés » à terme, contre 50 millions seulement aujourd'hui. Le comité technique M2M de l'organisme international est dirigé par Mme Marylin Arndt, de France Télécom/Orange. Des délégués dépêchés par des opérateurs télécoms, des équipementiers, des administrations, des centres de recherche et des spécialistes du marché M2M ont assisté à la première réunion du comité. Des sociétés basées en Europe, aux Etats-Unis, au Japon ou en Corée du Sud étaient présentes.
« Les communications M2M sont un domaine complexe où la standardisation pourrait structurer et doper le marché en garantissant l'interopérabilité des équipements, des passerelles et des services dans les applications point-à-point ou en réseau », a déclaré en 2008 Joachim Koss, en charge des standards et des agréments chez Cinterion Wireless Modules.