Nanoident vient d'inaugurer la première usine de production de semiconducteurs « par impression »
L'Autrichien Nanoident vient de lever le voile sur la première usine de production de capteurs optoélectroniques réalisés par des techniques d'impression (jet d'encre et sérigraphie) dans le monde (voir EI N°631). Aboutissement d'un investissement de 12 millions d'euros, soit seulement une fraction infime des capitaux nécessaires à la production de semiconducteurs classiques sur silicium, le site aurait théoriquement une capacité de production de 40000 m2. Les capteurs sont réalisés par l'impression de différentes couches fonctionnelles (encres conductrices, polymères isolants, etc.) - il est question de structures de 20 µm de dimensions pour 100 nm d'épaisseur - lors de phases successives sur des substrats aussi divers que du plastique, du verre, de la céramique, voire du papier. Le capteur jetable est ainsi né. Nanoident a mis au point une plate-forme technologique qui servira de base à une grande variété de composants semiconducteurs imprimés, développés avec les partenaires utilisateurs. La société vise essentiellement les marchés des sciences de la vie, du médical et de la sécurité, avec, par exemple, des capteurs optoélectroniques, des capteurs chimiques et biologiques et des capteurs biométriques.
ACCUEIL


Hier, la fabrication pouvait rattraper certaines erreurs de conception. Aujourd’hui, la miniaturisation et le passage au sans-plomb ont tellement diminué les possibilités d’intervention en production qu’il n’y a plus de droit à l’erreur en amont de celle-ci. D’où l’importance pour tous de connaître les règles de base régissant la fabrication. Pierre-Jean Albrieux, président du GFIE, fait le point sur ce problème.



