L'électronique doit avoir une éthique
Il existe depuis 2006, en Grande-Bretagne, un boîtier électronique émettant des ultrasons dont la finalité est de repousser des groupes d'adolescents. Désormais commercialisé en France sous l'appellation de “Beethoven”, ce dispositif a été baptisé, outre-Manche, du nom plus évocateur de “Mosquito” qui fait penser à un insecticide permettant de se débarrasser des moustiques. Au-delà de l'aspect éthique –les jeunes étant rendus indésirables et assimilés à des fauteurs de trouble–, ce produit pose un problème de santé publique, car il émet des ondes à une fréquence de 17000Hz. Aucun test n'a, à ce jour, été réalisé sur les effets qu'il peut avoir sur la santé, non seulement des jeunes, mais aussi, plus généralement, de populations fragiles telles que les femmes enceintes. La ministre de la Santé et de la Jeunesse, Roselyne Bachelot, s'en est, elle-même, récemment émue, et envisage son interdiction au nom du principe de précaution. Cette affaire montre que, sans éthique, un produit électronique n'a pas un grand avenir. Fort heureusement, les industriels de la Fieec chargés d'identifier les marchés porteurs de demain, dans un rapport qu'ils remettront mi-juin au gouvernement, l'ont bien compris. L'un des thèmes retenus –la sécurité–, fait l'objet d'une demande importante des citoyens. Mais ils savent également que ce thème peut aussi faire peur en ce qui concerne le respect des libertés publiques. Toute technologie, quelle qu'elle soit, ne se développera que si elle inspire confiance, et cette confiance ne peut être acquise qu'avec l'assentiment des consommateurs et celui des autorités déontologiques.
ACCUEIL

Après un certain retard au décollage, dont la bataille politique avec les partisans du camp 3G est l’une des causes, le WiMAX prend doucement son envol. Adlane Fellah, fondateur de la société d’analyse Maravedis, estime qu’environ 10 millions de puces WiMAX seront livrées cette année.




