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fibre optique
Le développement du très-haut-débit peut officiellement démarrer
La loi de modernisation de l'économie, publiée au JO, donne un cadre réglementaire aux opérateurs pour poser la fibre optique.
Julie de Meslon,
01net., le 05/08/2008 à 15h48
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Mise à jour (5 août 2008)
Demain, mercredi 6 août, les mesures figurant dans la loi de modernisation de l'économie entreront en application. Le texte, adopté par le parlement le 23 juillet dernier, figure au
Journal officiel
du
mardi 5 août.
Il comprend un train de mesures destinées à donner un nouvel élan au déploiement du très-haut-débit
(lire ci-dessous)
dans les immeubles existants. D'autres dispositions s'appliquent aux immeubles neufs, dont le
permis de construire sera délivré après le 1er janvier 2010. Ces bâtiments devront impérativement
« être pourvus des lignes de communications électroniques à très-haut-débit en fibre
optique »,
précise le
JO
du 5 août.
Les campagnes, encore victime de la fracture numérique
La loi prévoit que l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes établisse d'ici à deux ans un
« rapport public sur l'effectivité du déploiement du très-haut-débit et de son
ouverture à la diversité des opérateurs ».
Ce bilan devra également faire des propositions afin de favoriser le déploiement du très-haut-débit, cette fois-ci dans les zones rurales. Car, si les opérateurs ont de grandes ambitions pour équiper les villes, c'est loin d'être
le cas des campagnes qui risquent une nouvelle fois d'être victime d'une fracture numérique.

Première publication le 23 juillet 2008
Le développement du très-haut-débit peut officiellement démarrer
Tout juste adoptée, la loi de modernisation de l'économie donne enfin un cadre réglementaire aux opérateurs pour poser leur fibre optique.
Après trois allers-retours devant le Parlement, la loi de modernisation de l'économie (LME) a été définitivement adoptée ce mercredi 23 juillet. Elle accorde un chapitre entier au très-haut-débit et au numérique, considérés comme
des facteurs de croissance économique pour le pays. De fait, la LME fixe enfin le cadre légal du déploiement de la fibre optique, pratiqué jusqu'ici par les opérateurs dans un certain
flou
artistique. La promulgation de la loi donnera ainsi le coup d'envoi officiel du développement du très-haut-débit en
France.
Les opérateurs devront partager
Comme
prévu,
les opérateurs télécoms vont être obligés de mutualiser leurs installations à l'extérieur des immeubles,
afin de limiter travaux de voirie et investissements. Ce partage concerne essentiellement France Télécom et, dans une moindre mesure, Numericable, qui disposent déjà de réseaux importants. Les modalités précises et les conditions financières de la
mutualisation seront fixées ultérieurement.
Les collectivités protégées de Numericable
Un article prévoit par ailleurs une parade au cas où « un » câblo-opérateur refuserait de partager ses installations avec un autre opérateur au prétexte qu'il aurait signé une convention avec une collectivité
locale : les collectivités ont désormais le droit de les mettre d'office à la disposition à l'opérateur qui le demande.
Toute proposition devra être examinée
Pour doper le développement du très-haut-débit, la LME stipule que les copropriétaires ne pourront plus s'opposer à l'installation de la fibre dans leur immeuble, à l'image du « droit à l'antenne » pour la
télévision. Toute proposition de la part d'un opérateur devra être discutée en assemblée générale, et tout refus devra être
« motivé »
. Décidément dans la ligne de mire du Sénat, Numericable devra lui
aussi franchir le cap de l'AG des copropriétaires pour avoir le droit de poser sa fibre. Un
amendement,
finalement supprimé, proposait en effet que le câblo-opérateur soit exempté de cette procédure dans les immeubles
où il est déjà présent.
Une convention pour protéger les consommateurs
En échange, les opérateurs seront tenus de s'engager avec les copropriétés à travers une convention type. Ils s'engageront par exemple à partager leur installation interne avec d'autres opérateurs, à poser leur fibre jusqu'aux abonnés,
à garantir la qualité et la durée des travaux (six mois maximum), etc. La convention sera précisée par décret. Quant aux immeubles neufs, ils devront être prééquipés de la fibre optique à partir du 1er janvier 2010.