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INTERVIEW EXCLUSIVE

Christian Estrosi, ministre délégué à l'Industrie : ''Un appel à projets va être lancé cet été en semiconducteurs''

Un plan d'actions portant notamment sur des "programmes de R&D ambitieux" sur les sites de production français de micro- et nanoélectronique va être lancé. La contribution publique "devrait se compter en plusieurs centaines de millions d'euros, dont la majorité sera issue de l’emprunt national", nous a précisé Christian Estrosi.

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Un sticker

La jeune société française Twinlinx a développé un sticker NFC qui, une fois apposé au dos de n'importe quel téléphone mobile compatible Bluetooth, le transforme en lecteur sans contact universel.
Pierrick Arlot, ElectroniqueS, le 27/11/2008 à 0h00

Alors que les projets pilotes de paiement mobile sans contact se multiplient un peu partout dans le monde et que la fonctionnalité séduit aussi bien les utilisateurs que les commerçants (voir encadré), force est de constater que le nombre de radiotéléphones équipés en standard de puces NFC* reste extrêmement limité. « C'est le traditionnel problème de la poule et de l'œuf et nous avons décidé de développer un concept destiné à contourner ce handicap », lance Jacek Kowalski, CEO de la jeune société française Twinlinx. A l'occasion du salon Cartes 2008, qui s'est tenu début novembre à Paris (voir page 28), Twinlinx – en association avec Mobile Distillery, une autre société hexagonale – a présenté les premiers prototypes d'une solution permettant à tout téléphone Bluetooth de se transformer instantanément en lecteur sans contact universel. Cette solution se présente sous la forme d'un sticker NFC qui communique via Bluetooth avec le téléphone mobile au dos duquel il est apposé.

Mesurant 38 x 29 mm et baptisé My-Max, le sticker NFC de Twinlinx se comporte à la fois comme une simple carte sans contact passive (en hébergeant par exemple une application de titre de transport type Navigo) et comme un véritable lecteur NFC, apte à interroger n'importe quel tag NFC ou tout autre sticker My-Max. A ce titre, il intègre une batterie rechargeable par le biais d'une cellule photovoltaïque. Selon Twinlinx, 20 minutes d'exposition en plein soleil (une heure si le temps est voilé, une dizaine d'heures sous éclairage artificiel) suffisent pour recharger la batterie et effectuer jusqu'à 250 transactions typiques avec la liaison Bluetooth activée. « Le sticker, qui peut stocker des données dans sa mémoire flash interne ou les transférer vers le téléphone mobile, se doit d'être multi-application, souligne Jacek Kowalski. C'est la raison pour laquelle il contient deux puces sans contact : l'une est dédiée à une application déjà existante comme Navigo, l'autre peut télécharger et/ou héberger tout autre type d'application NFC ». Twinlinx s'est par ailleurs associé à la société Mobile Distillery, afin que toute application NFC développée avec l'atelier logiciel Celsius de cette dernière puisse fonctionner telle quelle et sans modification sur n'importe quel téléphone Bluetooth doté d'un sticker My-Max. En cachant aux programmeurs la disparité des différentes implantations NFC et Bluetooth du marché via une couche Java ME*, l'atelier Celsius autorise en effet le portage automatique des logiciels sur une vaste gamme de terminaux (dès lors que ces logiciels ont été développés en Java).

Carte sans contact et lecteur NFC

« Nous travaillons aujourd'hui à l'optimisation des coûts de notre sticker et à la réduction de son épaisseur, l'objectif étant de passer à 1,5 mm, précise M. Kowalski. Parallèlement, nous allons mener des tests sur le terrain avec différents partenaires, dont des compagnies de transport en commun et des banques. Ces expérimentations devraient démarrer en janvier prochain ». Reste à savoir quel sera le degré d'acception des stickers NFC par les opérateurs mobiles qui, la plupart du temps, ne jurent que par la sacro-sainte carte SIM… qui leur permet d'avoir un œil sur l'écosystème gravitant autour du téléphone mobile. « Le sticker NFC ne sera pas un produit contrôlé par les opérateurs », prédit Jacek Kowalski qui prévoit une commercialisation du concept vers la fin 2009.

Basé à Aix-en-Provence, Twinlinx a été cofondée en 2006 par Jacek Kowalski, qui créa Inside Contactless en 1994.

* Cf lexique page 50

Le projet pilote « Payez Mobile » prolongé jusqu'en 2009

Menée sur Caen et Strasbourg, l'expérimentation « Payez Mobile » va être prolongée jusqu'en 2009, en raison notamment de l'arrivée de nouveaux acteurs comme la Banque populaire et les enseignes Décathlon, Intermarché et Leroy-Merlin. Avec la collaboration de Visa et de MasterCard, six grandes banques (BNP Paribas, Crédit Agricole et LCL, Crédit Mutuel-CIC, Groupe Caisse d'Epargne, La Banque Postale, Société Générale) et quatre opérateurs de téléphonie mobile (Bouygues Telecom, NRJ Mobile, Orange, SFR) s'étaient entendus pour lancer en novembre 2007 l'opération « Payez mobile » qui s'appuie sur une application de paiement implantée sur la carte SIM des téléphones mobiles et sur la technologie de communication sans fil courte portée NFC (voir EI n° 658).
Depuis un an, la période de tests a permis de valider l'interopérabilité du projet : le paiement sans contact par mobile fonctionne quels que soient la banque, l'opérateur mobile, le terminal de paiement et le commerçant équipé. Selon un communiqué, « plus de 90 % des clients testeurs interrogés trouvent ce moyen de paiement pratique, rapide et simple à utiliser, tandis que les commerçants apprécient à plus de 80 % la rapidité et le caractère moderne du paiement sans contact par mobile ».