Longue vie aux salons français !
Avec le triptyque Display, RTS Embedded Systems et Machine to Machine à Paris, puis DATE à Nice et enfin Décielec à Tarbes, le début du printemps aura été une période faste pour l'électronique française en termes de salons. Et contre toute attente, en cette époque économiquement trouble, ces manifestations font mieux que résister puisqu'elles affichent, pour certaines, une fréquentation proche de celle de l'an dernier. Et quand les visiteurs se font plus rares dans les allées, les cycles de conférences, eux, font salle comble. En fait, tout ceci n'a rien d'étonnant. En période de crise, l'aspect technique des projets prend le pas sur le côté commercial, avec un leitmotiv commun à tous les fournisseurs de composants électroniques: innover sans relâche pour mieux tirer son épingle au sortir de la crise. Et franchement, quoi de mieux qu'un salon pour rapidement rencontrer ses clients, tisser des liens avec de nouveaux prospects et initier des projets à moyen et long terme? Rien! En période de crise, ces manifestations insufflent une bonne dose de moral aux exposants, qui en ont bien besoin, mais aussi aux visiteurs, qui constatent que l'innovation de leurs fournisseurs ne tarit pas. Les salons constituent la preuve ultime qu'un secteur reste dynamique et ne se complaît pas dans la crise. Alors, Messieurs les organisateurs de salons français consacrés à l'électronique, continuez à vous battre car, en Europe, il n'y a pas qu'Electronica!
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Hier, la fabrication pouvait rattraper certaines erreurs de conception. Aujourd’hui, la miniaturisation et le passage au sans-plomb ont tellement diminué les possibilités d’intervention en production qu’il n’y a plus de droit à l’erreur en amont de celle-ci. D’où l’importance pour tous de connaître les règles de base régissant la fabrication. Pierre-Jean Albrieux, président du GFIE, fait le point sur ce problème.



