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Jacques Marouani

Le groupe prévoit une "adaptation de ses effectifs" ; une actualisation à la baisse des programmes d'achats en ligne ; une réduction des investissements ("Capex") de près de 60% et une baisse de 30% des dépenses de R&D par rapport à 2019 ; une réduction des coûts opérationnels ("Opex") de plus de 20% par rapport à 2019.

La semaine dernière a été marquée par les déclarations de deux dirigeants de grands groupes concernant la situation économique et ses retombées dues à la crise du Covod-19. Dans un courrier qu'il a fait parvenir à l’ensemble de ses salariés, vendredi 24 avril, le président exécutif d'Airbus, estime que la survie du groupe est en danger. Un aveu qui sonne comme une alerte non seulement pour les salariés de l'entreprise, mais aussi pour l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, notamment pour les centaines de sous-traitants présents en France.

Quant à Jean-Marc Chéry, P-dg de STMicroelectronics, il a défendu le maintien de l'activité à Crolles : "Si on avait fermé l’usine de Crolles à la mi-mars pour la rouvrir à la mi-mai comme certains le demandaient, cela nous aurait coûté 600 millions de dollars sans compter les pénalités qu’auraient exigées des clients pour non livraison de produits", a-t-il déclaré dans un entretien accordé à L’Usine Nouvelle.

Outre de nouvelles recherches et de nouveaux développements pour contrer le Covid-19 (solution d’autotest de dépistage sur smartphone développée par Sanofi et Luminostics, solution de décontamination en intérieur de Delta-Drone, éclairage Led intelligent permettant de lutter contre le Covid-19 dans les bâtiments professionnels proposé par EAS Solutions, développement d'un respirateur artificiel soutenu par le ministère des Armées), il faut également noter le partenariat entre Huawei et STMicroelectronics. L'objectif des deux entreprises est de co-concevoir des puces pour mobiles et pour l'automobile afin de permettre à la société chinoise de se protéger contre un probable durcissement des restrictions américaines à l'exportation.

Enfin, dans l'actualité des entreprises, il faut retenir l'achat de Showa Optronics par Kyocera, le lancement d'un site internet dédié à l'innovation par Murata et la mise en liquidation judiciaire de la start-up Wistiki spécialisée dans les porte-clés connectés.

Ce partenariat avec STMicroelectronics, déjà fournisseur de semi-conducteurs destinés à l'automobile, notamment pour Tesla et BMW, pourrait propulser Huawei dans le peloton de tête des acteurs de la conduite autonome. Parmi les premiers projets de développement conjoints, figurent également des puces pour la gamme de smartphones Honor de Huawei.

Le projet MakAir - un respirateur artificiel simplifié - figurait parmi plus de 2550 propositions à l’appel à projets de solutions innovantes, lancé par le ministère des Armées le 19 mars 2020, pour lutter contre la pandémie du Covid-19. Ce projet disposera d’un financement de l’AID d’un montant de 426 000 euros. 

Positionnés en hauteur, les projecteurs Led connectés sont munis de capteurs, luxmètres et détecteurs de présence qui, en plus d'éclairer efficacement, collectent en permanence des données sur la fréquentation et l'activité du site.

Delta Drone lance sa solution SafeSprayBot pour la décontamination en intérieur. Le système est composé d’un robot roulant, solidaire d’un bâti qui supporte un mât articulé dont la hauteur est réglable en fonction du site et équipé d’un ensemble de buses de pulvérisation de haute précision. Un drone stabilise le mât et lui donne toute sa précision.

Sanofi et Luminostics vont développer une solution innovante d’autotest de dépistage du Covid-19 fondée sur la technologie de Luminostics. Celle-ci utilisera l’optique du smartphone - contrôlée par une application iOS/Android et couplée à un adaptateur peu coûteux - en association avec un dispositif intelligent de détection de signal chimioluminescent.

La start-up était connue pour ses porte-clés connectés, qui permettent de retrouver facilement ses clés mais aussi son smartphone ou son animal de compagnie.

"Notre trésorerie diminue à une vitesse sans précédent, ce qui peut menacer l'existence même de notre entreprise", avertit le président exécutif d'Airbus, Guillaume Faury.

Dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire lié à l’épidémie de Covid-19, et plus particulièrement de la stratégie globale de « déconfinement », la Cnil (Commission nationale informatique et libertés) a été saisie d’une demande d’avis par le secrétaire d’Etat chargé du numérique. Celle-ci concerne l’éventuelle mise en œuvre de « StopCovid », une application de suivi de contacts dont le téléchargement et l’utilisation reposeraient sur une démarche volontaire.

Dans le contexte exceptionnel de gestion de crise, la Cnil estime le dispositif conforme au Règlement général sur la protection des données (RGPD) si certaines conditions sont respectées. Elle relève qu’un certain nombre de garanties sont apportées par le projet du gouvernement, notamment l’utilisation de pseudonymes. Elle appelle cependant à la vigilance et souligne que l’application ne peut être déployée que si son utilité est suffisamment avérée et si elle est intégrée dans une stratégie sanitaire globale. Elle demande certaines garanties supplémentaires. Elle insiste sur la nécessaire sécurité du dispositif, et fait des préconisations techniques. Elle demande à pouvoir se prononcer à nouveau après la tenue du débat au Parlement, afin d’examiner les modalités définitives de mise en œuvre du dispositif, s’il était décidé d’y recourir.

L’application StopCovid a pour objectif d’alerter les personnes l’ayant téléchargée du fait qu’elles ont été à proximité de personnes diagnostiquées positives au Covid-19 et disposant de la même application. L’application repose sur un usage volontaire, et permet la « recherche de contacts » (« contact tracing »), grâce à l’utilisation de la technologie « Bluetooth », sans recourir à une géolocalisation des individus. Il s’agit donc d’alerter les personnes, utilisant l’application et exposées au risque de contamination.

La Cnil précise que cela implique qu’il n’y ait pas de conséquence négative en cas de non-utilisation, en particulier pour l’accès aux tests et aux soins, mais également pour l’accès à certains services à la levée du confinement, tels que les transports en commun. En outre, la Cnil reconnaît qu’elle respecte le concept de protection des données dès la conception, car l’application utilise des pseudonymes et ne permettra pas de remontée de listes de personnes contaminées.

Cinov Numérique, syndicat des PME, TPE et indépendants du numérique, considère également que l’application StopCovid sera utile si elle fait partie d’un arsenal de mesures (tests, masques, distanciation) dans le cadre de la stratégie globale de déconfinement. Cependant, Alain Assouline, président de ce syndicat, appelle à un devoir de vigilance sur le respect de principes fondamentaux, autour des libertés individuelles.

Pour sa part, le Conseil national du numérique a rendu un avis favorable sur l’application StopCovid. Il considère qu'elle peut s’avérer utile dans la lutte contre la pandémie, en tant qu’élément d’une stratégie plus globale.  Une série de conditions doivent être assurées afin de garantir l’intérêt général et l'État de droit. Elles touchent à la confiance des citoyens, qui doit s’appuyer sur la transparence et l’indépendance du contrôle de l’application, ainsi que sa limitation dans le temps et la reconnaissance de son caractère exceptionnel.


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